Filature - Le blog de l'agence Leprivé - Enquête et investigation, Intelligence économique, Benchmark

Le blog de l’information stratégique
De l’enquête à l’Intelligence économique
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Investigation, Qualiting, Benchmark, Renseignement, Veille, TIC …

L’objectif de ce blog, qui n’est pas à proprement parlé un blog puisque je ne donne que très peu mon avis, est d’extraire de mes veilles web informationnelles quotidiennes, un article, un billet qui me parait intéressant et éclairant sur des sujets se rapportant directement ou indirectement à la gestion de l’information stratégique des entreprises et des particuliers.
Depuis fin 2009, je m’efforce que la forme des publications soit toujours la même ; un titre, éventuellement une image, un extrait de 10 à 15 lignes pour appréhender le sujet et l’idée, l’auteur quand il est identifiable et la source en lien hypertexte vers le texte d’origine afin de compléter la lecture.
Bonne découverte à tous …

Arnaud Pelletier

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L’employeur a recours au service de détectives privés …

Mercredi 3 mars 2010

[...]

Enquête

La direction de Nestlé accueille cette nouvelle avec surprise et décide, dans un premier temps, de vérifier les entrées de données de l’agenda électronique de son employée pour s’assurer que Mme Plante donne la priorité à son emploi chez Nestlé pendant la journée.

Cet examen permet de déceler des irrégularités, notamment une visite effectuée chez un client à 10 h 30 mais dont les données n’ont été inscrites qu’à 15 heures. On retrouve également des cas où les données ont été entrées tard en soirée, ce qui n’est pas conforme avec la politique de la maison.

Ces découvertes sèment un doute dans la tête des gens de la direction et ils décident d’entreprendre une enquête externe.

« L’employeur a recours au service de détectives privés pour vérifier si la plaignante exerce ses activités immobilières pendant ses heures de travail et avec la voiture de service. Afin d’éviter une filature de plusieurs jours, l’employeur demande à l’enquêtrice de se présenter comme un client intéressé par l’une des propriétés de la plaignante et de solliciter directement une visite pendant les heures de travail », précise-t-on.

[...]

La Commission des relations de travail vient en effet de donner raison à Nestlé Canada, qui reprochait à Nathalie Plante « d’avoir manqué à son obligation de loyauté et d’avoir rompu irrémédiablement le lien de confiance essentiel à l’exercice de ses fonctions »

[...]

Écrit par Valérie Dufour

ruefrontenac.com

En savoir plus :

http://www.ruefrontenac.com/nouvelles-generales/92-transport/18692-infideles

Histoire des détectives privés en France …

Mercredi 3 février 2010

http://www.laprocure.com/cache/couvertures/9782847361773.jpg

L’auteur montre comment la profession, à compter des initiatives de Vidocq, directeur en 1832 d’un bureau de renseignements, s’émancipa progressivement des traditionnelles agences d’affaires ou de contentieux pour afficher une vocation policière. Portée par le prestige des modèles anglo-saxons et la passion de l’enquête au tournant du siècle, elle connut une vive croissance.

Quatrième de couverture

Histoire des détectives privés : À partir de la Troisième République, les Français se passionnent pour l’enquête et le renseignement. Fascinés par les aventures de Sherlock Holmes et le modèle d’agence américaine de renseignement d’Allan Pinkerton, ils font du détective, en un siècle seulement, une figure à la fois proche et familière.

« Attendez-vous à un choc. » Jean-Noël Jeanneney, Le Journal du dimanche

« En fouillant dans les archives dispersées, la littérature policière et un échantillon de faits divers, Dominique Kalifa montre comment une activité commerciale se mue en enquête de police. » Libération

« Dominique Kalifa remonte à Vidocq, figure tutélaire des détectives et des agences de renseignements, et ressuscite de nombreuses figures de fins limiers. » Daniel Bermond, L’Histoire [...]

Histoire des détectives privés en France (1832-1942)
Kalifa, Dominique
Nouveau Monde éditions , Paris
collection Histoire

Pour en savoir plus :

http://philippepoisson-hotmail.com.over-blog.com/article-histoire-des-detectives-prives-en-france–44140775.html

Gros plan sur le métier de détective privé …

Vendredi 4 décembre 2009

Essonne : exemple d’un détective privé en filature :

Gros plan sur le métier de détective privé …

En savoir plus :

Le nouveau visage des détectives privés

Jeudi 5 mars 2009
Par Christophe Cornevin

Les privés d’aujourd’hui ont troqué le vieil imper pour une nouvelle panoplie qui se résume à une voiture de modeste cylindrée, Internet, des jumelles de préférence infrarouges et un appareil photo numérique. Crédits photo : Pascal PARROT/REA

En quête de crédibilité, les agents de recherches privées délaissent les secrets d’alcôve pour se concentrer sur l’univers de l’entreprise.

Le sempiternel cliché du détective a la peau dure. Dans sa version polar, on le campe volontiers en fugace personnage de la nuit qui trimbale son imper mastic dans les bars d’hôtel où il sirote un whisky en solo. Mi-enjôleur et mi-magouilleur, ce héros dissimule son visage sous un inséparable feutre mou et ne se départit jamais d’une secrétaire courte vêtue et accorte. Dans une mouture plus nauséabonde, le «privé» apparaît comme un âpre «ripou» qui viole sans vergogne la vie privée, pirate les fichiers de la police, joue les «gros bras», multiplie les coups tordus et cambriole à la commande pour une poignée de billets.

Ulcérés de traîner ces préjugés écornant leur image, les quelque 1 500 détectives français sont en quête de crédibilité. Soucieux de redorer leur blason, ils vont sortir de l’ombre pour montrer leur nouveau visage à l’occasion des États généraux de l’enquête privée qui se tient demain à Paris. «Contrairement aux idées reçues dans le subconscient du grand public, les enquêteurs n’ont pas de carte professionnelle ni permis de port d’armes, remarque d’emblée Jean-Emmanuel Derny, patron de Roche Investigation et secrétaire général du Syndicat national des agents de recherches privées (Snarp) revendiquant une centaine d’adh érents en France et 3 000 en Europe. Ils n’ont ni gyrophare et encore moins de plaques numérologiques spéciales, comme certains pseudo-confrères l’avaient demandé au ministère de l’Intérieur.» Il est vrai que le privé abuse peu du postiche et goûte modérément aux gadgets chers à Ian Fleming. Sa panoplie se résume à une voiture de modeste cylindrée, Internet, des jumelles de préférence infrarouges et un appareil photo numérique qui relègue aux oubliettes la loupe de ce bon vieux Sherlock Holmes.

Il faut dire que la profession s’est métamorphosée durant sa longue histoire. Nés non pas aux États-Unis mais bien en France au XIXe, les premiers privés sont une création d’Eugène-François Vidocq. Dès 1833, le chef de la Sûreté installe à Paris le «bureau des renseignements universels pour le commerce et l’industrie». Sous cette appellation pompeuse, l’ex-bagnard manipule une nuée de petites mains chargées de débusquer les mauvais payeurs et suivre de jeunes femmes volages, comme Marie Dorval, comédienne et maîtresse d’Alfred de Vigny.

«Affaires de bidets»

Secrets d’alcôve et amours bafouées sont longtemps restés les mamelles du métier. Et les émules de Philip Marlowe ont fait leurs «choux gras» de ce qu’ils appellent entre eux, avec un art trivial de la formule, les «affaires de bidets». «Avant, on voyait défiler une clientèle assez féminine qui voulait divorcer et avait besoin de savoir avant de prendre une décision, confie Martine Barret , gérante de l’agence Duluc Détective, créée en 1913 en plein cœur de Paris par un ancien inspecteur de la PJ et qui a traité 30 000 affaires pour 12 000 clients. Les enquêtes d’adultère se menaient grâce aux gardiennes d’immeubles ou aux femmes au foyer qui disaient tout ce qui se passait chez les voisins. Maintenant, les codes de porte, la vidéosurveillance et l’anonymat des quartiers ont compliqué le métier…»

La réforme du divorce de 1975 contraint le conjoint à prouver l’adultère avec une preuve matérielle de la faute. «Une simple note établissant un rendez-vous d’hôtel suffisait. En revanche, les photos n’ont jamais eu aucune valeur légale, affirme Marie-Françoise Hollinger, présidente du Conseil national supérieur professionnel des agents de recherches privées (CNSP-ARP). Avec la loi de 2006 sur le divorce par consentement mutuel, cette notion de faute s’est estompée et les avocats n’envoient plus de clients.» Pour les détectives, la fin des enquêtes adultérines, soit les deux tiers du chiffre d’affaires, a eu l’effet d’une douche écossaise.

Mais les princes de la « filoche » ne désarment pas. Dorénavant, ils se reconvertissent dans l’espionnage du train de vie des couples séparés afin de réviser les prestations compensatoires, dressent des rapports sur la condition de vie des enfants dans les familles recomposées ou encore se lancent dans la recherche d’héritage. Avec parfois de grosses surprises, à l’image de ce privé qui travaillait pour un notaire souhaitant retrouver la trace d’un mystérieux héritier disparu depuis trente ans. Sans papiers, inconnu à la Sécurité sociale comme à la caisse d’allocations familiales, l’homme était devenu clochard. Localisé par le truchement du Samu social, le vagabond rêveur a refusé à la stupeur générale un magot d’un million d’euros. « Ce genre d’histoire participe à la magie du métier », confie un vieux privé parisien.

Intervention de nuit dans les bureaux

Contraint de débroussailler de nouvelles terres pour ne pas disparaître, le détective privé nouveau genre se recycle dans l’univers de l’entreprise. «Nous démarchons désormais des chaînes fleuristes jusqu’à des sociétés travaillant pour le CAC 40», assure Jean-Emmanuel Derny, lui-même ancien directeur commercial reconverti. Draguant les directeurs généraux, les directeurs des ressources humaines ou leurs avocats, ses confrères se lancent à bras-le-corps dans d’épineux dossiers de concurrence déloyale dès lors qu’un employé indélicat passe à la concurrence en emportant brevets et fichiers de clients.

«À la demande d’un patron d’une grande firme pharmaceutique, mon équipe a récemment placé des mouchards sur certains ordinateurs et postes téléphoniques pour débusquer le traître, confie un détective sous le couvert de l’anonymat. À plusieurs reprises, nous sommes intervenus de nuit dans les bureaux, avec l’onction de la direction, même si c’est illégal. Mais dans ce genre d’affaires, nous faisons encore chou blanc dans 80 % des cas.» En temps de crise, les salariés voleurs se retrouvent eux aussi dans le collimateur de privés qui s’infiltrent aujourd’hui incognito jusqu’à la machine à café. «De plus en plus, nos clients cherchent à connaître les vices cachés et la moralité de leurs collaborateurs, précise le privé. Quand un profil déviant est identifié, l’employeur lave son linge sale en famille, sans faire de publicité pouvant nuire à sa réputation.» Les dossiers d’intelligence économique, qui ne représentent encore que 5 % de l’activité des agents de recherches, pourrait demain prendre leur essor.

Outre le profil des affaires, les conditions de travail aussi ont changé. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, seule une dizaine de détectives se partageaient le juteux marché parisien. Aujourd’hui, pas moins de 300 agents de recherches privées sillonnent l’agglomération où la concurrence est devenue rude et les clients, plus rares en ces temps de crise. Ce qui n’a pourtant pas engendré une guerre des tarifs, ni la floraison d’investigation «low-cost». En général, les tarifs oscillent entre 70 et 100 euros de l’heure, sachant que des forfaits journaliers sont pratiqués autour de 500 euros pour une journée de dix heures. «En général, les premiers jours sont cruciaux, confie Marie-Françoise Hollinger. Si on ne trouve pas après les enquêtes de voisinage et les recherches dans les états civils, les actes de mariage ou les attestations de naissance, on fait marcher la matière grise . Mais, faute de boule de cristal ou de pendule à la Tryphon Tournesol, nos recherches n’excèdent guère plus d’un mois…» Pour retrouver un gros débiteur ayant organisé sa disparition, les investigations sont poussées jusqu’à l’épluchage des listes électorales, l’exploration du cadastre ou encore la consultation des archives des hypothèques nationales…

Peu hostiles à l’idée d’encaisser un chèque, les privés refusent cependant certaines missions. «Question de crédibilité, claironne la patronne de Duluc Détective, bien assise dans son bureau kitch agrémenté d’une fresque marine et de miroirs au plafond. Par exemple, j’ai refusé de travailler pour un gars qui avait flashé sur une femme brune et de taille moyenne croisée en gare Saint-Lazare. Remettre la main dessus était peine perdue…» Dans le même esprit, les clients trop déstabilisés psychologiquement sont considérés avec retenue. « Au fil des ans, nous recevons de plus en plus de gens qui disjonctent, au bout du rouleau à force d’avoir pris des coups, lâche Martine Barret. Il nous faut beaucoup de psychologie.Venir voir un agent de recherches demeure une démarche pas naturelle, toujours pas rentrée dans les mœurs. En général, les clients se sentent coupables d’espionner la vie de leur conjoint ou de leur employé. Ils ont peur de briser ce tabou… » Et c’est souvent au terme de plusieurs nuits de réflexion que les clients se résolvent à pousser la porte d’un détective. Il fait figure de dernier recours.

Opération «mains propres»

En quête de moralisation, les nouveaux agents de recherches privées sont depuis peu sélectionnés à bac + 2 dans trois écoles universitaires délivrant depuis 2005 des licences professionnelles reconnues. L’année dernière, ce débouché au parfum d’aventures a attiré plus d’un millier de candidats, parmi lesquelles figurent nombre de gendarmes à la retraite mais aussi des professeurs, des agents d’EDF ou encore des chômeurs à qui l’ANPE a assuré qu’ils seraient prédestinés à l’art de l’enquête. Environ 95 % des candidats sont recalés…

Reste le problème de la «tricoche», cette relation quasi incestueuse entre les détectives et les policiers à la retraite qui leur marchandent de précieux « tuyaux » piratés dans les fichiers de l’État. Seul un strict encadrement de leur activité dans le cadre de la future loi sur la sécurité intérieure, votée en principe l’été prochain, pourra mettre fin à ces dérives. Notamment en interdisant pendant cinq ans aux retraités des forces de l’ordre d’exercer leur talent dans le privé afin d’éviter toute collusion. Sans attendre, les privés ont de leur côté décidé d’orchestrer une opération «mains propres» dans leurs rangs. Selon nos informations, ils dévoileront demain pour la première fois un code de déontologie sous l’œil vigilant d’Alain Juillet, haut responsable pour l’intelligence économique. Nestor Burma n’a plus qu’à bien se tenir.

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/02/27/01016-20090227ARTFIG00655-le-nouveau-visage-des-detectives-prives-.php

Surveillance … Les articles du Figaro

Mercredi 24 septembre 2008

Salariés, comment vous surveille-t-on ?

Jean-Bernard Litzler
22/09/2008 | Mise à jour : 11:20 |

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Internet, GPS, détectives… Les salariés ont l’impression d’être observés en permanence. Pourtant, la Cnil et la justice œuvrent pour protéger la vie privée.

Épié jour et nuit pendant plus de 1 500 heures (soit deux mois), c’est le calvaire vécu par un salarié lyonnais que son ex-employeur a fait surveiller par des détectives privés pour prouver une concurrence déloyale. Faute de preuve tangible, l’em­ployeur indélicat et la société qui a organisé la surveillance ont écopé devant le tribunal de 30 000 € de dommages et intérêts pour atteinte à la vie privée.

Révélée par Le Figaro, au début du mois, cette affaire intervient après un scandale qui avait éclaboussé Lidl en Allemagne. La chaîne de hard discount avait été accusée de faire surveiller à grande échelle ses troupes à l’aide de détectives ou de caméras cachées, dans le but de constituer un fichier d’informations très privées.

La pilule est d’autant plus dure à avaler que les nouvelles technologies multiplient à l’envi les possibilités de suivre à la trace les moindres faits et gestes de tout le personnel d’une entreprise. Les techniques informatiques sont désormais bien rodées, l’usage de la géolocalisation se banalise pour les véhicules de service, alors que la vidéosurveillance est devenue bon marché.

Vie privée résiduelle

Quant à la biométrie, elle fait une entrée remarquée comme outil visant à remplacer le badge. Détecteur d’empreinte digitale ou d’iris, ce sont pas moins de 500 sociétés qui ont demandé cette année l’autorisation à la Cnil (Commission nationale informatique et libertés) d’implanter ce genre de système. Elles étaient dix fois moins pour toute l’année 2005. « Il n’y a pas de craintes particulières à avoir sur cette technosurveillance, relativise Éric Barbry, avocat spécialisé en droit du numérique. On commence à y voir plus clair sur ce que l’on peut faire ou non, à mieux distinguer vie professionnelle et vie privée résiduelle sur son lieu de travail. » Selon lui, les nouvelles technologies génèrent dans un premier temps une crispation juridique avant de trouver leur place. L’usage d’Internet et du courriel est, par exemple, bien balisé (lire p. 6).

Aujourd’hui les grandes lignes sont claires : pour être légale, une surveillance doit donner lieu à une discussion collective, à une information préalable et aussi prendre une forme proportionnelle au but recherché. La Cnil a beaucoup œuvré pour clarifier ces principes et s’appuie sur un réseau de plusieurs centaines de correspondants informatique et libertés pour diffuser la bonne parole au sein des entreprises.

Panoplie high-tech

« En France, le mot “contrôle” a une connotation négative, alors que chez les Anglo-Saxons c’est le rôle du manager de mettre la situation “under control” », rappelle Jean-Louis Muller, spécialiste du management et directeur à la Cegos. À une époque où les actionnaires suivent la rentabilité des entreprises trimestre après trimestre, il ne lui paraît pas anormal de surveiller de plus près l’occupation de chacun et sa productivité.

Attention toutefois de ne pas se laisser séduire par les charmes du contrôle absolu. « C’est contre-productif, estime Jean-Louis Muller, car le contrôle lui-même coûte plus cher que ce que l’on surveille. » Sa recette ? Tout simplement faire le pari que l’équipe est motivée et honnête. Si des doutes ciblés ou un « fantasme paranoïaque » persistent sur un salarié trop absent ou trop peu efficace, il est toujours temps de passer à l’action. « Le manager doit parler plutôt que se retrancher derrière ses suppositions, recommande Jean-Louis Muller. Soit il explique entre quatre yeux à la personne concernée : “J’ai l’impression que tu n’es pas pleinement à ton travail”, soit, statistiques à l’appui, il lui demande calmement de s’expliquer sur son absen­téisme ou sur ses notes de frais. » Derrière sa panoplie high-tech, le manager efficace sera toujours celui qui sait faire preuve de bon sens.

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Ils savent faire parler les disques durs

J.-B. L.
22/09/2008 | Mise à jour : 11:13 |

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Techniquement, les experts arrivent généralement à leurs fins. Crédits photo : Le Figaro Magazine

Des fichiers effacés, des historiques Internet trafiqués ou des courriels injurieux envoyés depuis un ordinateur : chez Kroll Ontrack, on a l’habitude de faire parler les serveurs informatiques et autres PC. Ce groupe, spécialisé à la base dans la récupération de données informatiques (pannes, sinistres…), a rapidement élargi ses services pour proposer son expertise technique à la justice mais aussi aux entreprises.

« Les affaires que nous traitons le plus couramment concernent des fuites d’informations commerciales, des actes de concurrence déloyale ou une utilisation anormale de l’outil informatique de la société », souligne Paul Dujancourt, directeur général de la société. Dans la plupart des cas, la direction générale, juridique ou les ressources humaines contactent Kroll Ontrack pour disposer de preuves dans un dossier de licenciement ou pénal.

Techniquement, l’équipe d’experts arrive généralement à ses fins. L’informatique laisse de nombreuses traces et Internet n’est pas très anonyme. Kroll peut ainsi démontrer qu’un salarié a surfé sur des sites pornographiques, en établissant l’historique de navigation et en le recoupant avec la visite de sites personnels (messagerie, achats, banque…). Le plus délicat est de bien respecter les formes juridiques pour que la preuve soit recevable. Ce n’est pas un hasard si l’équipe comprend un ex-avocat.

« Nous pouvons accéder à toutes les machines mais il faut prendre garde à protéger la vie privée des salariés, explique Paul Dujancourt. C’est pourquoi nous faisons convoquer la personne concernée pour accéder à sa machine en sa présence avant de réaliser une copie du disque dur en présence d’un huissier. » Une fois les éléments de preuve établis, Kroll Ontrack passe la main au service juridique ou à l’avocat de son client. « Nous recommandons aux sociétés de se doter d’une charte Internet, car il devient alors plus facile de sanctionner les mauvais comportements. »

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Filatures et infiltrations ont toujours la cote

J.-B. L.
22/09/2008 | Mise à jour : 11:12 |

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Plus technologique et mieux encadrée, la profession de détective n’en continue pas moins d’appliquer quelques vieilles méthodes dans le monde de l’entreprise.

Après une longue carrière dans l’industrie, Jean-Emmanuel Derny a choisi de se lancer voilà quatre ans dans l’investigation privée avec son agence Roche Investigations implantée dans les Yvelines. Tout naturellement, sa clientèle est surtout professionnelle : des entreprises confrontées à une concurrence déloyale, à des salariés ne respectant pas leur clause de non-concurrence ou se livrant à des actes délictueux. Tout en soulignant : « La filature, ce n’est pas particulièrement amusant, il y a des risques », il avoue pratiquer très régulièrement cette méthode « artisanale », selon ses propos. Parfois, il n’hésite pas à se faire embaucher chez un client pour procéder à une infiltration et démasquer un voleur. « La plupart du temps, le client a de fortes suspicions, explique-t-il, et l’intervention du détective permet de les confirmer. L’affaire s’arrête souvent là, le salarié démasqué démissionnant de lui-même. »

Arnaud Pelletier, de l’agence Leprivé à Paris, est moins convaincu par ces méthodes. « Il y a beaucoup de fantasmes sur notre profession, souligne-t-il, mais la surveillance directe est une activité très marginale qui intervient tout en bout de chaîne. » Il avoue être perplexe devant l’affaire de ce salarié lyonnais espionné durant 1 500 heures. « Il faut savoir précisément ce que l’on recherche. Je poursuis rarement au-delà de 40 heures ou 50 heures de travail sans résultat. »

Même s’il lui arrive de filer des commerciaux pour s’assurer de leur travail ou de leur loyauté, il estime que l’essentiel de son travail est ailleurs : des collectes d’informations sur ordinateur, un solide réseau professionnel et une grosse activité de benchmarking pour diverses entreprises. Selon lui, la profession d’agent de recherche privée (son nom officiel) est de plus en plus réglementée et évolue rapidement. « Nous intervenons de plus en plus tôt, avec de l’intelligence économique, des enquêtes de moralité ou des études de CV pour éviter les conflits qui pourraient se déclencher par la suite. »

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Le médecin du travail, entre son patient et l’employeur

Anne Jouan
22/09/2008 | Mise à jour : 11:11 |

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Le secret médical que doivent respecter les praticiens est soumis à rude épreuve avec la pression des entreprises.

Le code de déontologie médicale est très clair. Il stipule que « le secret professionnel, institué dans l’intérêt des malades, s’impose à tout médecin dans les conditions établies par la loi ». Un autre article du code note que « le médecin doit protéger contre toute indiscrétion les documents médicaux concernant les personnes qu’il a soignées ou examinées ». Le médecin du travail, même s’il est un salarié du secteur privé, n’échappe pas à ces règles.

À l’issue de la visite médicale, le praticien doit remplir une fiche médicale qu’il conserve et qui ne peut être communiquée qu’au médecin inspecteur du travail. L’employeur ne reçoit qu’un simple avis sur l’aptitude ou non du salarié au poste de travail. Toutefois, le médecin du travail peut travailler en relation avec le médecin traitant - uniquement avec l’assentiment du malade (ce qui ne constitue donc pas une violation du secret médical). Il peut également consulter le nouveau carnet de santé dans les situations d’urgence ou lors des vaccinations.

Le secret est-il respecté ?

Mais évidemment, en­tre la théorie et la pratique, il y a un monde. Ainsi ce directeur des ressources hu­maines d’un transporteur routier qui nous confie avoir exigé des examens de sang supplémentaires à la suite de la suspension du permis de conduire de l’un de ses salariés pour conduite en état d’ivresse. Rien de très choquant étant donné la profession du salarié. À cette exception près : le mé­decin du travail de l’entreprise a prescrit au salarié en question ces examens sans lui dire de quoi il s’agissait, mais surtout a divulgué les résultats à la direction. « Dans la plus grande discrétion », nous avoue ce DRH. Autrement dit sans en informer le salarié ni évidemment lui demander son autorisation.

Le Code pénal prévoit (art. 226-13) que la révélation d’une information à caractère secret par une personne qui en est dépositaire soit par son état ou sa profession, soit en raison d’une fonction ou d’une mission temporaire, est punie d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende.

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Les contrôles autorisés
et ceux qui ne le sont pas

J.-B. L.
22/09/2008 | Mise à jour : 11:10 |

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Internet, voiture de fonction ou vidéosurveillance… La jurisprudence dessine les contours des surveillances acceptables et de celles qui sont irrecevables.

TÉLÉPHONE

Autorisé : le contrôle des appels téléphoniques est possible tant qu’il se traduit par un simple relevé de facturation, avec la durée et le coût des appels. Ce dispositif n’est pas assimilé à une surveillance et ne nécessite pas de prévenir au préalable le salarié. Un salarié licencié pour usage abusif du téléphone de l’entreprise n’a ainsi pas pu faire valoir une atteinte à sa vie privée.

Interdit  : la mise sous écoute d’un salarié sans l’avoir informé de cette possibilité ou sans déclaration à la Cnil, dans le cas d’un système automatisé. À noter : de la même manière qu’ils condamnent l’usage de ces éléments contre les salariés, les juges ne tiennent pas plus compte d’un enregistrement fait à l’insu d’un employeur pour dénoncer ses agissements. Les SMS, en revanche, sont considérés comme des preuves recevables, car l’auteur comme l’expéditeur doivent savoir que le téléphone les enregistre.

COURRIELS

Autorisé : si la jurisprudence a toujours re­con­­nu le droit au respect d’une correspondance privée même sur son lieu de travail (arrêt Nikon), elle précise désormais que tous les documents créés sur un ordinateur au bureau sont présumés professionnels sauf mention contraire et doivent donc être consultables par l’entreprise. Un salarié qui avait verrouillé l’accès à ses documents a ainsi pu être licencié pour faute grave.

Interdit : le contrôle et l’ouverture de fichiers indiqués clairement comme étant « personnels » sans la présence du salarié incriminé ou sans l’avoir averti au préalable. Une exception est toutefois prévue : « en cas de risque ou d’événement particulier ». L’expression est particulièrement floue, mais vise à ne pas protéger des documents qui seraient indûment classés comme personnels.

UTILISATION D’INTERNET

Autorisé : l’historique de navigation sur Internet peut être consulté. Un enseignant d’un établissement catholique a ainsi été licencié lorsque le dépannage de son ordinateur a révélé la consultation régulière de sites pornographiques. L’employeur dispose d’une large marge de manœuvre pour limiter ou encadrer l’accès à Internet.

Interdit : les méthodes de surveillance employées ne peuvent être adoptées sans avertir les salariés et, si besoin, la Cnil. Parfois aussi le mode de preuve peut être jugé irrecevable (simple analyse du disque dur sans identification personnelle).

VOITURE D’ENTREPRISE

Autorisé : l’installation d’un mouchard, qui permet de suivre à la trace un véhicule grâce à la géolocalisation est tout à fait possible. La Cnil recommande cependant une distinction entre voiture de service et voiture de fonction. La première est à usage exclusivement professionnel et ne pose pas de problème. En revanche, la seconde est considérée comme un avantage en nature et ouvre droit à un usage privé. La géolocalisation devrait donc pouvoir être désactivée pour cette utilisation.

Interdit : comme pour les autres procédures, les salariés doivent être informés et une demande doit être effectuée auprès de la Cnil pour validation. Le dispositif ne peut mentionner que la vitesse moyenne et non la vitesse maximale, car ce n’est pas le rôle de l’employeur de constater les infractions au Code de la route.

VIDÉOSURVEILLANCE

Autorisé : pour peu que leur usage soit « proportionné », que les formalités de déclaration auprès de la Cnil et l’information des salariés aient été réalisées, l’entreprise peut installer des caméras.

Interdit : la non-déclaration de caméras, l’installation de caméras cachées ou l’utilisation de caméras à d’autres fins que la sécurité (installation à proximité d’un local syndical, dans les toilettes…).

Infos du net 16/05/08

Vendredi 16 mai 2008
Procès des écoutes d’Hollywood : le « détective des stars » coupable
http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-35470232@7-37,0.html
 
Protection des sources : la polémique ne tarit pas
http://www.liberation.fr/actualite/ecrans/326527.FR.php
 
Corruption économique, un fléau en pleine expansion :
http://www.rtl.fr/fiche/106640/la-corruption-economique-un-fleau-en-pleine-expansion.html
 
6% des entreprises françaises reconnaissent avoir eu un problème de corruption :
http://www.mon-sondage.com/Sondage/334/6-des-entreprises-francaises-reconnaissent-avoir-eu-des-problemes-de-corruption.html
 
Police-Gendarmerie : la guerre des Képis
http://www.francesoir.fr/societe/2008/05/15/police-gendarmerie-la-guerre-des-kepis.html
 
La reconnaissance d’un droit à la filature des salariés ?
http://www.net-iris.fr/veille-juridique/doctrine/19677/la-reconnaissance-un-droit-a-la-filature-du-salarie.php
 
Divers
 
Le plafonnement des frais pour incident de paiement entre en vigueur :
http://www.lesechos.fr/patrimoine/banque/300264834.htm
 
Subventions illégales : les francs-maçons dans la tourmente
http://www.spcm.org/Journal/spip.php?article16470
 
Le dumping social est-il de retour ? :
http://www.telos-eu.com/fr/article/le_dumping_social_est_il_de_retour
 
De la responsabilité de l’intermédiaire financier :
http://www.lesechos.fr/info/metiers/4725859.htm