Le détective - TF1
Mercredi 2 juillet 2008Avec 31.8 % de part de marché le 01/07/08 : Julien Courbet s’est félicité de ce petit carton :
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« Ca se discute » en direct le 23 janvier consacré aux fugues et disparitions
Jean-Luc présentera en direct le prochain numéro du magazine « Ca se discute », mercredi 23 janvier à 22h35 sur France 2. Le thème abordé sera les fugues et disparitions.
Chaque année ils seraient environ 50.000 personnes à disparaître mystérieusement. Adultes, adolescents, enfants : que deviennent ceux qui se volatilisent un jour sans laisser de traces ?
La grande majorité d’entre eux sont des mineurs et leur nombre ne cesse de croître. Ainsi, en 2005, les services de gendarmerie recherchaient 6000 mineurs de plus qu’en 2003.
Dans seulement 2 % des cas, il s’agit d’enlèvements criminels. Quand les enfants sont enlevés, c’est dans 80% des cas par un conjoint après un divorce. Lorsque les adolescents disparaissent c’est pour fuguer, fuir une situation familiale trop douloureuse.
Parfois ce sont les adultes qui choisissent de disparaître : pour rompre avec le passé et surtout lancer un appel au secours. On les appelle les disparus volontaires.
Face à ce drame, les familles se sentent souvent abandonnées. Où chercher ? Qui appeler ? Qui croire ? Comment retrouver la trace ?
La gendarmerie met tout en œuvre pour retrouver les mineurs mais lorsqu’il s’agit de majeurs, les proches ont peu de recours. En effet nulle loi ne peut empêcher un adulte de se volatiliser sans laisser d’adresse.
Pourtant, les familles refusent de baisser les bras. Et pour retrouver un fils, une mère, un frère tous les moyens sont bons: radiesthésistes, détectives privés, affichettes… De leur côté, les disparus volontaires affrontent de nombreuses épreuves : recommencer une nouvelle existence, rompre les liens avec les proches, ne pas donner signe de vie.
Sur le plateau de « Ca se discute », familles de disparus et anciens disparus nous font partager leur souffrance et leurs espoirs :
Marie José Depuis 12 ans, sa fille Tatiana 17 ans a disparu. Elle revenait de week-end. Des témoins ne l’ont vu descendre du train, depuis plus aucune nouvelle. Ses parents vivent dans la douloureuse attente. Récemment après des affaires de meurtres dans la région, une enquête vient d’être réouverte.
Jacques 50 ans et sa fille Angélique 27 ans Le 25 février dernier, la femme de Jacques annonce à sa fille qu’elle descend acheter du pain, depuis personne ne l’a revue. Pourtant la veille de sa disparition, elle avait fêté en famille et dans la bonne humeur l’anniversaire de son mari. Rien ne laissait présager sa disparition. Pourtant depuis des années, M. souffrait de dépression et de maux de tête. Jacques ne perd pas espoir et met tout en oeuvre pour la retrouver.
Valérie, 36 ans, ex disparue volontaire A l’âge de 18 ans, Valérie en plein conflit avec sa mère, choisi de disparaître avec son petit ami. Elle change de région, refait faire ses papiers, coupe tous liens avec ses proches. Elle va connaître la dureté de la rue, les foyers, la misère. Au bout de 2 ans, toute jeune maman, elle décide de réapparaître.
Michel 52 ans et son fils 24 ans, fugueur A l’époque, Etienne a 16 ans. En rentrant un vendredi soir, il leur annonce qu’il se rend à une soirée. Le lendemain matin, pas de nouvelle.
Enterrés sous x. Chaque année, il y a plus de 800 à 1000 personnes enterrées sous x. parmi elles des personnes recherchées depuis longtemps par leur famille. Témoignages de familles.
Et si vous vous présentiez rapidement ? Qui est Eliot Batit ?
Autodidacte, j’ai commencé à travailler dans le renseignement privé à l’âge de 17 ans dans l’analyse des personnes dites « à risques » ou spoting en Grande Bretagne.
Chargé de protéger les événements de grande envergure par le recueil du renseignement autour des personnes, j’ai souhaité parfaire ma formation de terrain, et ainsi proposer mes services au monde de l’entreprise et à ses dirigeants, je me suis attelé aux techniques de résolution des conflits (communication d’influence, négociation, médiation,…), car les menaces liées aux rumeurs, à la désinformation, à ce qu’on appelle aujourd’hui l’Intelligence Economique me paraissaient en plein essor.
La suite, vous la connaissez, au fur et à mesure du développement de mon activité j’ai été amené à traiter des dossiers où la disparition de personnes avait des répercussions conséquentes.
Le métier d’ARP se réglementant, je me suis mis au diapason pour pouvoir exercer pleinement cette activité
La bande annonce de l’émission est accrocheuse : Vous êtes devenu le play-boy des détectives ! Pour vous, l’apparence fait-elle le détective comme l’habit fait le moine ?
Bien sûr que non ! C’est bien ça le problème. Le cliché de « Bogart » dans son fauteuil et son imper reste, pour le commun des mortels, l’image du détective français.
C’est en ça que j’ai souhaité montrer une autre image, la mienne.
On peut être détective et être en baskets le lundi, en costume le mardi,… c’est même une nécessité.
Après,…. Je suis comme je suis !
Quelles ont été les conditions du tournage ?
Les conditions du tournage ont été du mieux possible. Nous sommes partis sur Marseille, début de l’enquête, sans savoir vraiment le temps que nous passerions sur place, même si une production de télé a un budget, et que le temps n’est pas extensible.
Une équipe de tournage m’a suivi jour et nuit dans toutes mes investigations.
Même si je suis un coutumier du fait, j’avoue que l’équipe technique a été soumise à rude épreuve et a joué de subtilités pour ne pas trop me déstabiliser
Quel impact a eu le tournage sur votre vie professionnelle ?
Ma structure professionnelle est légère, fluctuante en fonction des affaires et de l’activité, variable le cas échéant.
Aussi, celle-ci a été mise en suspend le temps de l’enquête. Après tout, il s’agissait d’une affaire comme une autre.
Cette enquête a-t-elle été difficile ?
Oui, cette enquête a été difficile. Il a fallu aller chercher le renseignement, faire du porte à porte, « se manger des murs ». Avec en plus la pression de « réussite » que vous apporte la caméra.
Beaucoup de stress et surtout d’émotion avec cette jeune fille en attente de résultats. Angélique m’a beaucoup ému et touché
Vous êtes spécialisé en recherche de personnes disparues : d’après vous, toutes les enquêtes aboutissent-elles à un résultat ?
Mon expérience m’a amené à la réflexion que la recherche de personne est une spécialité difficile sur plusieurs points dont un qui est l’attente de réponses, certainement plus forte, de la personne qui vous mandate.
Des résultats, on en obtient, c’est une certitude, mais pas toujours ce que l’on aimerait. C’est aussi une question de temps et d’argent.
On peut se retrouver face à un cercueil, une personne décédée, des personnes dans des situations de vie terrible… ce n’est pas simple.
Surtout qu’il faut garder à l’esprit la définition première de la recherche privée : « apporter la preuve de … ». Ensuite, les répercussions, juridiquement, on a pas à s’en soucier….
Retrouvez-vous facilement les personnes que vous recherchez ?
Ce serait mentir que de répondre positivement à cette question.
Je suis très attentif et minutieux quant aux prescripteurs qui me mandatent et à l’utilisation, par la suite, de mes investigations.
La recherche de personnes est une spécialité d’un métier, déjà, de spécialistes mais qui nécessite, à mon avis une polyvalence certaine pour arriver à ses fins.
Il faut connaître, les techniques d’entretien, de communication et d’apaisement, de manière à instaurer un climat de confiance, les techniques de terrain comme la filature à pied que j’apprécie tout particulièrement avec le changement d’apparence.
Il faut savoir gérer ses émotions et son « moi ». Car j’ai le sentiment profond que pour pouvoir réussir dans cette spécialité il faut s’approprier « le cas ».
Il faut donc savoir aussi s’en prémunirPour qui recherchez-vous ces personnes ? (parents, amis, etc…)
Essentiellement pour des entreprises ou des personnes présentant des intérêts majeurs
Quel message souhaitiez-vous faire passer en participant à cette émission ?
Ce qui m’a convaincu de faire cette émission c’est son réalisme.
Si on met de côté la réalisation, nécessaire à toute émission télévisuelle, il n’y a pas de scénario, la gabardine a disparu, il n’y a pas de « pouvoir magique » du détective et encore moins de déduction « élémentaire » liée à l’intelligence subtile du personnage. On a un panel de vraies techniques, il n’y a pas de faux-semblants Essentiellement pour des entreprises ou des personnes présentant des intérêts majeurs
Vous dites vous-même qu’il faut “sortir des clichés”. Mais les images de la bande-annonce sont très “clip”. Ne risquent-elles pas d’avoir l’effet inverse et de montrer une caricature du détective ?
Attendons de voir l’émission entièrement. La bande-annonce a un devoir accrocheur, apparemment, ça marche !! On ne peut pas tomber dans la caricature quand on montre la réalité d’une enquête.
J’utilise vraiment tous les accessoires présentés dans cette émission.
Le 4×4 saura se transformer selon les différentes situations de travail…
Mais et surtout, tous les détectives ne sont pas tous des anciens flics…, et le métier ne se borne pas à passer un coup de fil à son ancien collègue des R.G. ou autre pour avoir une info ou à contacter une de ses maîtresses fonctionnaire dans une administration pour avoir une adresse ! C’est ça un cliché !
On peut venir du civil et avoir une vie professionnelle atypique et faire ce métier et surtout en vivre. Les menaces évoluent, le métier de détective doit suivre cette évolution, son image aussi.
Dans ce cas, l’émission ne fait-elle pas courir un danger à l’ensemble des professionnels de la recherche privée qui sont plutôt des “généralistes de l’enquête” et dont l’activité est davantage tournée vers les entreprises ou l’industrie ?
Non, pas du tout. Il a fallu pour cette première émission montrer une des facettes de la profession. Si l’émission était amenée à perdurer toutes les facettes de ce métier seraient envisagées, hormis l’adultère, toutes les affaires un peu « glauques » et celles en lien direct avec la police.
Vous êtes membre de la Chambre Professionnelle : la production n’aurait-elle pas dû l’informer d’une telle émission afin qu’elle puisse conseiller et orienter l’image de la profession qu’elle souhaite donner au public ?
J’ai été très difficile à convaincre pour réaliser cette émission, imposant ce que je suis et les exigences de ce métier. Aux vues de ces éléments et de l’attention particulière de Julien COURBET et de ses équipes sur ce projet qui sort du cadre habituel de ses productions, j’ai apporté, je pense, beaucoup de réponses.
J’ai choisi le CNSP-ARP pour l’image qu’il représente, sa réputation de clairvoyance et d’honnêteté.
L’image de la profession diffusée par la chambre est la bonne et je pense la représenter suffisamment pour que l’équipe de production n’ai pas ressenti le besoin de contacter la chambre directement. Je laisse néanmoins la production vous répondre en ses termes, ce ne sont que mes propres propos.
Un dernier point sur lequel je souhaite insister. Le métier d’Agent de Recherches Privées, et spécialement la recherche de personne, est un métier passionnant, humain, et avec une belle raison d’être : la manifestation de la vérité.
Les clichés que l’on s’en fait dépassent l’image proprement dite d’un « Poirot » ou d’un « Sherlock » voire d’un « Magnum »… C’est un métier difficile où il faut jouer sans cesse avec les aléas qui font le genre humain, où la vie personnelle est malmenée et il n’y a pas de secret, le renseignement se cherche, se trouve, et s’utilise !
Il y a des bonnes et des mauvaises années, il y a aussi la conscience du détective face à certaines choses de la vie qui blessent et qui mettent en face de réalités de la vie déstabilisantes.
Mais il y a aussi des hommes et femmes comme Angélique qui me rappellent pourquoi j’aime ce métier. Je suis fier de faire ce métier et je mettrai tout mon cœur à lutter contre CES VRAIS clichés qui font aujourd’hui le bonheur de certains « barbouzes » qui sont tout sauf des Agents de Recherches Privées, frustrant par là même la nouvelle génération.
Et c’est en ça que je me sens proche du CNSP-ARP.
Propos recueillis par Marie-Françoise Hollinger, Présidente du CNSP-ARP
Crédit Photo : © CNSP-ARP - Chambre Professionnelle des Détectives Français
Le nouveau magazine de Julien Courbet Le détective arrive le 9 janvier Photo: DR/Relaxnews
Julien Courbet lance “Le détective” dès le 9 janvier sur TF1
Le détective, dernière trouvaille de l’animateur Julien Courbet (Sans aucun doute) proposera à des anonymes de chercher des personnes qu’ils ont perdu de vue, à l’instar de la célèbre émission de Jacques Pradel diffusée sur la chaîne dans les années 90. Seule différence, l’enquête sera désormais menée par des détectives privés et non plus par des journalistes.
Le magazine de 52 minutes démarrera le 9 janvier en première partie de soirée.