Archive pour la catégorie ‘Infos du net’
En prison pour viol, son accusatrice se rétracte
Mardi 22 juillet 2008
Loïc Sécher, condamné à seize ans de prison en 2003, est incarcéré à Nantes. La jeune fille qui l’accusait de viol dit, aujourd’hui, avoir menti.
ANCENIS. - En décembre 2003, la cour d’assises de Loire-Atlantique condamnait Loïc Sécher à seize ans de réclusion criminelle pour viols, tentatives de viol et agressions sexuelles sur mineure. Un verdict confirmé en appel par la cour d’assises d’Ille-et-Vilaine, en 2004, puis par la Cour de cassation en 2005.
Âgé de 47 ans, l’homme purge sa peine à Nantes. Il a déjà passé six années derrière les barreaux. Aujourd’hui, un élément nouveau pourrait permettre de rouvrir son dossier. La jeune femme qui l’accusait le dit innocent.
Ni tests ADN, ni confrontation
L’affaire débute en 2000, à La Chapelle-Saint-Sauveur, un village de 700 habitants, en Loire-Atlantique. Une adolescente, âgée de 14 ans, accuse Loïc Sécher de viols, tentatives de viol et agressions sexuelles répétées. L’homme, célibataire, habite son quartier et connaît sa famille. La jeune fille est fragile psychologiquement, mais jugée crédible par trois experts psychiatres au cours de l’instruction.
Fils d’agriculteur, ouvrier arboricole, puis employé dans un golf, avant de se retrouver au chômage, Loïc Sécher, sans antécédent judiciaire, clame son innocence. Aucun test ADN n’est pratiqué, aucune confrontation n’a lieu. Sur la foi des déclarations de la jeune fille et de rapports médicaux indiquant qu’elle a subi des violences, il est condamné. « Au début, il en voulait à la terre entière. Puis, converti à l’Islam, il disait qu’Allah jugerait les siens, mais que lui n’avouerait jamais un crime qu’il n’avait pas commis », se souvient Maurice Thareau, membre du comité de soutien Justice et Vérité, qui compte 200 membres et aide Loïc Sécher depuis 2006.
Demande de révision
En avril dernier, la jeune femme, âgée maintenant de 22 ans et hospitalisée pour ses difficultés psychologiques, revient sur ses déclarations. D’abord en privé, puis devant les gendarmes, qui l’ont entendue début juillet. Elle n’explique pas son revirement ni ce qui se serait passé à l’époque. Mais, cette fois encore, elle est jugée crédible par les spécialistes. « Elle a le courage de dire que Loïc Sécher est innocent, salue son avocate, Me Cécile de Oliveira. On espère qu’il pourra être rejugé. »
C’est, bien sûr, aussi l’objectif de Me Yann Choucq, l’avocat du condamné. Il déposera, cette semaine, une requête en révision du procès ainsi qu’une demande de suspension de peine auprès de la Cour de cassation.
Pour Cécile de Oliveira, il faut s’interroger sur les débuts de l’enquête, sur « le recueil initial de la parole de l’adolescente qui s’est ensuite murée dans le mutisme ». Yann Choucq dénonce, lui, « un tel conditionnement de la société dans le compassionnel qu’il faut un coupable ! »
S’il est blanchi, Loïc Sécher demandera réparation pour ses années de prison. D’après son avocat, il n’en veut pas à la jeune fille. « Il dit qu’elle souffre et n’est pas forcément responsable de son malheur. »
Claire DUBOIS.
Infos du 21/07/08
Lundi 21 juillet 2008Vie quotidienne. Tous fichés !
Vendredi 11 juillet 2008Les mairies anglaises espionnent leurs administrés
Mardi 24 juin 2008Le Figaro.fr International
De notre correspondant à Londres Cyrille Vanlerberghe
24/06/2008 | Mise à jour : 11:08 |
Les collectivités locales abusent des pouvoirs de surveillance dont elles disposent.
Pendant deux semaines, Tim Joyce, Jenny Paton et leurs enfants ont fait l’objet d’une surveillance poussée, avec caméras de surveillance et filatures par un agent en civil. Ce qu’on leur reprochait ? D’avoir menti sur l’adresse de leur domicile pour obtenir une place dans une maternelle réputée pour leur fille de trois ans. L’histoire, qui s’est déroulée en avril dernier, avait montré que la famille n’avait pas menti mais surtout que la ville de Poole, sur la côte du Dorset, avait utilisé en toute légalité des pouvoirs qui lui sont attribués par une loi de 2000 visant à aider la recherche d’informations dans le cadre d’enquêtes antiterroristes et criminelles. Ce texte permet à de nombreux organismes de mener des écoutes et des enquêtes sur des personnes sans avoir besoin de l’autorisation d’un juge.
Sir Simon Milton, le président de la Local Government Association (LGA) a envoyé hier une lettre aux 500 councils (les «conseils locaux» de Grande-Bretagne, l’équivalent des mairies en France) pour leur demander de ne pas abuser des lois antiterroristes afin de résoudre «des affaires insignifiantes». Le cas de cet espionnage pour carte scolaire dans le Dorset est loin d’être isolée. On a récemment appris que le quartier londonien de Chelsea avait utilisé des caméras de surveillance pour une banale affaire de fausse carte de stationnement pour handicapé. À Newcastle, la municipalité a réalisé des enregistrements secrets dans des immeubles pour constater des nuisances sonores. Les villes de Bolton et Derby ont admis avoir utilisé des caméras cachées pour piéger des promeneurs qui ne ramassaient pas les déjections de leurs chiens…
D’après une enquête réalisée par l’agence Press Association, peu de temps après l’histoire de Poole, sur 97 conseils interrogés, 46 ont admis avoir recours à des techniques de surveillance exceptionnelles, et 35 n’ont pas voulu répondre. En extrapolant les chiffres de l’enquête, les collectivités locales britanniques mènent environ mille affaires de surveillance individuelles chaque mois !
Libertés individuelles
La loi de 2000 qui permet ce genre d’enquête a au départ été rédigée pour encadrer la manière dont la police réalise des écoutes téléphoniques, intercepte des e-mails et utilise des caméras. Le gouvernement de Tony Blair avait défendu ces nouveaux pouvoirs au nom de la lutte contre le terrorisme et la cybercriminalité. Au départ, seules neuf organisations, dont la police et les services secrets, avaient le droit d’appliquer cette loi. Mais en 2003, le spectre d’application a été étendu, et un total de 790 organismes, dont 474 collectivités locales, peuvent désormais y faire appel.
Sir Simon Milton a lancé son appel à la modération non pas pour réduire le pouvoir des élus locaux, mais au contraire pour éviter que des abus ne finissent par entraîner une révision de la loi avec des critères d’utilisation plus contraignants. C’est pourtant exactement ce que demande Shami Chakrabarti, la directrice de l’association Liberty, militant pour la défense des libertés individuelles : «Il faut changer la loi pour que des juges soient impliqués dans l’autorisation des pouvoirs les plus intrusifs, afin qu’ils ne soient utilisés que pour des crimes sérieux.»
Moins de deux semaines après l’extension très contestée de la garde à vue à 42 jours par Gordon Brown, l’opposition conservatrice a sauté sur cette nouvelle affaire touchant aux libertés individuelles pour exiger des contrôles sérieux sur les localités qui enquêtent sur la vie privée de leurs habitants.
Infos du 24/06/08
Mardi 24 juin 2008
http://www.bakchich.info/article4220.html
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000018891147&dateTexte
http://www.futura-sciences.com/fr/sinformer/actualites/news/t/internet/d/le-bluetooth-moins-respectueux-de-la-vie-privee-que-la-rfid_15794/


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