2009 juin - Le blog de l'agence Leprivé - Enquête et investigation, Intelligence économique, Benchmark

Le blog de l’information stratégique
De l’enquête à l’Intelligence économique
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Investigation, Qualiting, Benchmark, Renseignement, Veille, TIC …

L’objectif de ce blog, qui n’est pas à proprement parlé un blog puisque je ne donne que très peu mon avis, est d’extraire de mes veilles web informationnelles quotidiennes, un article, un billet qui me parait intéressant et éclairant sur des sujets se rapportant directement ou indirectement à la gestion de l’information stratégique des entreprises et des particuliers.
Depuis fin 2009, je m’efforce que la forme des publications soit toujours la même ; un titre, éventuellement une image, un extrait de 10 à 15 lignes pour appréhender le sujet et l’idée, l’auteur quand il est identifiable et la source en lien hypertexte vers le texte d’origine afin de compléter la lecture.
Bonne découverte à tous …

Arnaud Pelletier

Archive pour juin 2009

Bases de données GFII Intelligence Economique

Mardi 30 juin 2009

Depuis plusieurs semaines / mois, le Groupement Français de l’Industrie de l’Information travaille à la mise en ligne d’une base de données des éditeurs de logiciels de veille dans le secteur de l’intelligence économique recoupant donc les acteurs du search, de la cartographie de l’information, des outils de traitements linguistiques / sémantiques, de traitement de l’image et de la parole, des agrégateurs de contenus, et des éditeurs de solutions de veille type plateformes ou crawlers.

Cette base de données est accessible à l’adresse : http://guideie.gfii.asso.fr/ et permet de consulter cet annuaire des solutions par catégorie ou par recherche en texte intégral.

[...]
Je vous invite donc à le consulter. Télécharger l’article « Un Guide pour y voir plus clair » n°29 – Auteurs : Christophe Marnat pour le GFII et Gabrielle Denis du GFII et Frédéric Martinet. En savoir plus : http://www.actulligence.com/actualit-s-335.html

Écrit par Frédéric Martinet

En 2009, à quoi servent encore les détectives privés ?

Lundi 29 juin 2009

Loire le 28.06.2009 04h00 1/2 – Un véhicule aux vitres teintées, des jumelles, un caméscope… autant de matériel utile pour les filatures et les surveillances. « Mais si on n’a pas l’œil, ça ne sert à rien » confie André Murat, un vieux routier de la profession / Yves Salvat

On reste sur le cliché du délit d’adultère mais, de nos jours, les missions des détectives se diversifient. Reportage au sein de l’agence Désormière, le plus ancien cabinet de la Loire

Il est 19 heures, sur le parking d’une discothèque, et la nuit s’annonce longue pour Sandrine Delolme et André Murat. Les deux détectives (ou plutôt agents de recherches privés, comme on dit maintenant) ont été sollicités par une mairie pour enquêter sur un employé : en arrêt maladie depuis plusieurs mois, il travaillerait en fait pour l’établissement. Ce qui est bien sûr illégal. Objectif de cette nuit, donc : vérifier l’information et, si les faits sont avérés, en ramener la preuve.

On ne s’attendait pas à trouver pareille mission au sein d’un cabinet de détectives. Et pourtant, « le travail se diversifie » confie André Murat, un vieux routier de la profession. « Certes, encore 50 % de nos missions sont liées à des problèmes familiaux (divorces, gardes d’enfants, problèmes de pensions alimentaires…). Mais le reste concerne le monde économique : vols de produits, concurrence déloyale, vérification de CV, d’arrêts maladies… ». Certains se spécialisent aussi dans la contre-enquête pénale (lire ci-dessous).

Le tarif est le même quelle que soit la mission : 71 euros de l’heure TTC. Après, selon le travail à effectuer, « il faut compter entre 15 et 30 heures ».

Actuellement, les deux détectives ont une dizaine d’affaires en cours. « Le travail est très irrégulier. Ce qui est sûr, c’est qu’il ne faut pas faire ce métier pour l’argent. Même si on gagne correctement notre vie, ça reste mal payé comparé aux emmerdes que ça peut rapporter ».

Car le métier a encore mauvaise image. « Ca va mieux depuis 2003 et une loi qui réglemente la profession. Mais auparavant, combien j’en ai vu qui montaient leur cabinet en pensant faire du pognon, et qui ne tenaient pas six mois… ».

L’apparition d’internet facilite désormais le travail. Au point même, parfois, de ne plus avoir à faire de terrain : « J’appelle ça les enquêtes fauteuils : celles qui nécessitent juste des vérifications administratives, que l’on peut faire via l’ordinateur et le téléphone ». Mais on sent bien que ce n’est pas ce qu’il préfère.

Le secret d’un bon détective ? « Avoir l’œil. Pas besoin de matériel sophistiqué si vous n’êtes pas attentif à ce qui se passe. Si vous lâchez d’une seconde la personne que vous surveillez, c’est cuit ».

L’autre qualité indispensable, c’est la discrétion. Discrétion sur le terrain, pour ne pas se faire repérer, mais aussi discrétions sur les informations récoltées. « Mais il n’y a pas de miracle, pour être détective, il faut du sérieux et du travail, comme n’importe quel métier ».

Pour cette nuit devant la discothèque, pas de chance : l’employé n’a pas été vu. « On va vérifier de nouveau. Mais si ça se trouve, il n’a rien à se reprocher ». Les détectives feront ensuite leur rapport et la mairie sera rassurée. « C’est un luxe dans notre métier : on n’est pas payé au résultat, quel qu’il soit. Alors on se doit d’être le plus objectif possible ».

Jean-Hugues Allard

Enquêter pour les cabinets d’avocats, un marché en devenir

Jeune, jolie, titulaire d’un master en droit des entreprises, Sabrina Hamoudi est loin de l’image qu’on peut se faire des détectives privés. Une image qu’elle souhaite changer sur la forme, mais aussi sur le fond.

A 28 ans, elle vient de fonder l’Agence de recherches pour la défense des droits (ARDD). Le nom n’est pas anodin car elle souhaite privilégier « la contre-enquête pénale ». C’est-à-dire enquêter pour le compte d’avocats, afin qu’ils prouvent l’innocence de leurs clients.

Cette pratique est courante dans les pays anglo-saxons, mais peu répandue en France. Toutefois, si les juges d’instruction venaient à disparaître, comme l’a suggéré Nicolas Sarkozy, « les avocats devront trouver eux-mêmes des éléments pour défendre leurs clients », explique Sabrina Hamoudi. « C’est là que nous, les agents de recherche privés, pouvons intervenir ».

C’est pourquoi, depuis six mois, elle prospecte régulièrement auprès des cabinets d’avocats pour proposer ses services. « Sans grand succès jusqu’à présent » reconnaît-elle. « Mais ils n’ont pas encore l’habitude de ce genre de démarches ». En attendant, les affaires d’adultères ou de contre-espionnage pour le compte d’entreprises la font vivre. « Ca reste, pour l’instant, l’essentiel du métier. Mais j’espère bien que ça ne durera pas ».

Au fait, pourquoi s’être lancée dans cette profession ? « J’hésitais déjà entre avocat et détective lors de mes études de droit. Et c’est quand je préparais le concours d’avocat que j’ai réalisé que je ne voulais pas rester enfermée dans un bureau ». Un stage chez Roger-Marc Moreau, l’un des détectives français les plus en vue (il a contribué à l’acquittement d’Omar Raddad), la convaincra définitivement de son choix.

J.-H.A.

repères

Agrément préfectoral obligatoire

Ne pas avoir été condamné et détenir un certificat professionnel sont les deux conditions pour obtenir une autorisation préfectorale, obligatoire pour pouvoir exercer.

Cinq agences dans la Loire

Officiellement, la préfecture recense vingt agences de détectives. Mais la plupart ont fermé et il y en aurait, selon nos recherches, pas plus de cinq.

Trois formations reconnues

La profession a fait le ménage et elle ne reconnaît que trois formations. Plus d’infos sur le site de la chambre professionnelle des détectives : www.cnsp.org

http://www.leprogres.fr/fr/region/la-loire/loire/article/1740107,182/En-2009-a-quoi-servent-encore-les-detectives-prives.html

mes sms , tu liras sans fraude ni violence

Mercredi 24 juin 2009

En matière de divorce, la preuve se fait par tous moyens ; le juge ne peut écarter des débats un élément de preuve que s’il a été obtenu par violence ou fraude ( art 259 et 259-1 du Code Civil).

La Cour de cassation vient d’en faire une application très claire concernant des SMS:

En l’espèce , le divorce avait été prononcé en première instance aux torts partagés.

Devant la cour d’appel, l’épouse produit, pour démontrer le grief d’adultère reproché à son mari des « SMS », reçus sur le téléphone portable professionnel de son conjoint, dont la teneur était rapportée dans un procès-verbal dressé à sa demande par un huissier de justice ;

la cour d’appel refuse de tenir compte de ces SMS et énonce que les courriers électroniques adressés par le biais de téléphone portable sous la forme de courts messages relèvent de la confidentialité et du secret des correspondances et que la lecture de ces courriers à l’insu de leur destinataire constitue une atteinte grave à l’intimité de la personne ;

La Cour de cassation dans son arrêt du 17 juin 2009 (N° de pourvoi: 07-21796 ) , estime qu’en statuant ainsi, sans constater que les minimessages avaient été obtenus par violence ou fraude, la cour d’appel a violé les textes susvisés .

En conséquence l’arrêt d’appel est cassé.

PAR CES MOTIFS :

CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l’arrêt rendu le 20 mars 2007, entre les parties, par la cour d’appel de Lyon ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l’état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d’appel de Lyon, autrement composée ;

http://www.avocats.fr/space/dominique.ferrante/content/mes-sms—tu-liras-sans-fraude-ni-violence_38766CD3-945B-460A-8F43-9BC1DA118477

Un bronze Zadkine sauvé par un détective privé

Lundi 22 juin 2009
A‘issue d’un mystérieux périple, un buste de bronze représentant Vincent Van Gogh et réalisé par le sculpteur Ossip Zadkine (1890-1967), volé en 1989 à Saint-Rémy-de-Provence, a été retrouvé récemment à Zwolle, dans le nord des Pays-Bas. L’oeuvre a été discrètement remise à l’ambassade de France à La Haye, à la fin du mois d’avril. Sa valeur est estimée à 3 millions d’euros. “Une oreille” : c’est ainsi que le détective privé Sander van Betten avait baptisé le buste montrant un Van Gogh émacié et portant une sorte de houppelande. Le bronze a trôné une semaine dans la salle de séjour de cet homme, qui est par ailleurs élu municipal pour le Parti libéral et s’occupe d’affaires réputées “sensibles”. Un jour, la police le prévient qu’elle va débarquer chez lui pour lui ramener son ordinateur, saisi dans le cadre d’une enquête sur une possible corruption de fonctionnaires, qui n’a rien à voir avec le Zadkine. Il n’empêche, van Betten craint que les policiers ne l’interrogent sur cet objet volé. Aussi, à l’aide d’un diable, il transporte la sculpture et l’enfouit dans son lit…
“Les policiers néerlandais m’ennuient pour des peccadilles, tandis que la France me considère comme un héros”, a expliqué le détective au quotidien De Volkskrant, qui a révélé l’affaire du buste de Zadkine. Il a affirmé que les autorités françaises étaient “folles de joie” de récupérer la sculpture et exhibé quelques photos prises à l’ambassade de France le 28 avril.

Le détective est plus flou sur le parcours de la sculpture depuis qu’elle a été dérobée au Musée des Alpilles de Saint-Rémy, il y a vingt ans. C’est un “homme d’affaires” anonyme, client régulier de Sander van Betten, qui l’aurait appelé à la rescousse il y a quelques semaines. Le Zadkine trônait dans son garage et, méfiant quant à l’origine du bronze, il redoutait que la justice l’inculpe pour vol. En pleine nuit, le détective a évacué le buste, redoutant qu’il ne termine sa vie dans le fleuve tout proche…

Prudent, M. van Betten avait, entre-temps, assuré ses arrières en envoyant des fax aux autorités françaises et à l’ambassade de La Haye. Il s’était aussi adjoint les services d’Arthur Brand, un marchand d’art d’Amsterdam, qui lui a facilité les contacts. M. Brand estime que le Zadkine est bien celui qui a été volé à Saint-Rémy. L’oeuvre doit toutefois être encore expertisée. Le conservateur du Musée des Alpilles a, en tout cas, manifesté sa joie en jugeant “très important pour mon musée et pour la France” que le bronze soit enfin retrouvé.

La police néerlandaise pense que la sculpture a servi de caution dans diverses transactions, comme c’est désormais la règle dans les milieux criminels, où les oeuvres d’art constituent une nouvelle monnaie d’échange.

Pour éviter toute accusation de chantage, Sander van Betten et son client n’ont rien réclamé à la France. Le détective ne cache cependant pas qu’il espère un “dédommagement”. Et il promet, à ce moment-là, de dévoiler l’identité de son mystérieux mandant.

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http://virtuelnews.com/actualites/un-bronze-zadkine-sauve-par-un-detective-prive/2009/06

Quand Alain Juillet défend la « stratégie d’influence »

Jeudi 18 juin 2009
Quand Alain Juillet défend la Alain Juillet, le 29 janvier 2009, avant son départ du poste de Haut responsable de l’intelligence économique

Très peu loquace depuis son départ du poste de HRIE (Haut responsable chargé de l’intelligence économique) pour lequel il n’a toujours pas été remplacé, Alain Juillet a donné une très longue interview à la revue Comes , dans laquelle il détaille sa conception de la « stratégie d’influence ». Sans donner sa réponse, qu’on devine, il s’interroge sur nos décideurs qui auraient trop le nez sur le guidon : « Le politique est-il aujourd’hui apte à comprendre les enjeux liés à l’influence, qui impliquent une distanciation par rapport à l’événement, et la nécessité d’une perception de l’action dans la durée ? » Alain Juillet revient également sur le débat concernant l’influence internationale des fondations et des think tanks français, et remarque : « Trop souvent, chez nous, les fondations ne sont créées que pour la gloire d’un homme, d’une entreprise, d’un parti qui va les financer, quand ce n’est pas pour donner un poste de président à une autorité que l’on veut consoler ou récompenser. » Il poursuit : « On voit bien qu’il n’y a pas de réelle volonté de sortir de l’existant, de se projeter, de se remettre en cause, de faire naître un authentique débat d’idées. » Il ne va pas se faire que des amis, quand il regrette un manque de diversité chez les chercheurs qui « sortent tous peu ou prou des mêmes moules, des mêmes écoles, ont les mêmes référents et les mêmes méthodes de raisonnement. Ils peuvent être très bons, là n’est pas la question, mais ils présentent presque tous des profils similaires ».

Cet ancien officier parachutiste du service action, aujourd’hui colonel de réserve, qui fit ses premiers pas au SDECE (Service de documentation extérieure et de contre-espionnage, ancien nom de la DGSE) dans les années 1960, prend pour exemple de la capacité à chercher des idées ailleurs, celui de l’armée américaine venue chercher des idées en France : « Confrontés à un type de guerre qu’ils ne comprenaient pas, les Américains n’ont pas hésité à aller puiser des enseignements chez les théoriciens français de la contre-guérilla comme Trinquier, Galula, Lacheroy, Hogard ou Sassi. Ils sont pragmatiques. Puisque les Français ont gagné la bataille d’Alger sur le terrain, ils se sont demandé comment ils avaient fait. Il ne s’agit pas là de porter un jugement de valeur mais de savoir ce qui peut être utile, chez l’allié, le concurrent ou l’adversaire, pour sortir d’une situation qui de prime abord paraît inextricable. » Et il a cette jolie formule que chacun, sans doute, peut méditer : « Il ne faut jamais oublier que ce que nous croyons juste n’est pas forcément la véritable réponse. Il nous faut réapprendre à douter de nos certitudes. C’est le doute qui fait progresser. » Pour ceux qui se demandaient pourquoi la République avait créé pour lui un poste de Haut responsable chargé de l’intelligence économique, la réponse est peut-être là. Mais les temps sont-ils au doute ?

http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2009-06-16/idees-quand-alain-juillet-defend-la-strategie-d-influence/1648/0/352938

Suisse : Les assureurs-accidents ont le droit de recourir aux «privés»

Mercredi 17 juin 2009

Les assureurs-accidents peuvent recourir aux détectives privés pour traquer les abus. Le Tribunal fédéral (TF) leur reconnaît ce droit.

Les détectives privés peuvent enquêter sur les victimes d’accident du travail. (Photo: Keystone)

Il a confirmé la décision d’un asssureur qui avait supprimé les indemnités versées à un commerçant victime d’une chute en 2003. Quelques mois plus tard, des détectives avaient constaté que l’homme travaillait jusqu’à douze heures par jour. Sphère privée A partir de septembre 2004, l’assureur avait décidé de ne plus lui verser de prestations. Saisi d’un dernier recours, le TF a admis lundi, au terme d’une séance publique, que les résultats des investigations menées par les détectives avaient valeur de moyens de preuve.

Si la traque des abus peut porter atteinte à la sphère privée, elle ne sort pas du cadre de la légalité. Car la loi prévoit que l’assureur est tenu de mettre en oeuvre d’office les mesures d’instruction nécessaires et de recueillir toutes les informations indispensables. Pièges interdits Pour que les résultats des observations gardent tout leur poids, les détectives privés doivent rester fair play. Ils doivent s’abstenir de tendre des pièges aux personnes surveillées. Il ne serait pas admissible qu’ils incitent un assuré à des actes qu’il n’aurait pas commis sans l’intervention du détective.

Avec cette décision, le TF élargit le droit de recourir aux «privés». Sa jurisprudence reconnaissait jusqu’ici que les assureurs-accidents avaient le droit d’utiliser les résultats des investigations de détectives privés lorsque ceux-ci avaient été mandatés par l’assurance RC de l’auteur de l’accident.

http://www.20min.ch/ro/news/suisse/story/12990207