Le blog de l'agence Leprivé » 2009 » mai

Le blog de l’information stratégique
De l’enquête à l’Intelligence économique
         Téléphone 01 34 16 10 50


Investigation, Qualiting, Benchmark, Renseignement, Veille, TIC …

L’objectif de ce blog, qui n’est pas à proprement parlé un blog puisque je ne donne que très peu mon avis, est d’extraire de mes veilles web informationnelles quotidiennes, un article, un billet qui me parait intéressant et éclairant sur des sujets se rapportant directement ou indirectement à la gestion de l’information stratégique des entreprises et des particuliers.
Depuis fin 2009, je m’efforce que la forme des publications soit toujours la même ; un titre, éventuellement une image, un extrait de 10 à 15 lignes pour appréhender le sujet et l’idée, l’auteur quand il est identifiable et la source en lien hypertexte vers le texte d’origine afin de compléter la lecture.
Bonne découverte à tous …

Arnaud Pelletier

Archive pour mai 2009

Veille, moteur de recherche et collaboratif : Le marché, les besoins et les tendances en 2009-2010

Jeudi 28 mai 2009

La nouvelle étude serdaLAB sur le thème – Veille, moteur de recherche et collaboratif : Le marché, les besoins et les tendances en 2009-2010 – vient de paraître.
Elle répond aux problématiques suivantes :

Quels sont les enjeux du marché ? Combien pèse le marché de la veille et des moteurs de recherche ? Quel est le positionnement des différents acteurs ? Quels sont les besoins des utilisateurs ? Quelles sont les tendances du marché ?

Pour répondre à toutes ces questions, serdaLAB, l’activité études et prospective du Groupe serda, spécialisé dans l’organisation de la Mémoire et du Savoir, s’est appuyé sur une enquête quantitative auprès de 200 utilisateurs et a interrogé une trentaine d’acteurs du marché. Dans cette nouvelle étude, serdaLAB analyse les nombreux enjeux de ce marché en pleine mutation. Puis serdaLAB livre les chiffres du marché et la croissance au global et par segment. Enfin, l’étude traite de la demande et des grandes tendances du marché de demain.

Consulter gratuitement la synthèse de l’étude à l’adresse :

www.serda.com/fileadmin/serda/images/serdaLAB/SYNTHESE_ETude_veille_09.pdf

http://www.ie-news.com/fr/detail_actualites.php?actu_id=420

Infos du 27/05/09

Mercredi 27 mai 2009

LOPPSI

Un article parmi d’autres sur la LOPPSI :

La police sera autorisée à installer des chevaux de Troie
La police montée 2.0
http://www.pcinpact.com/actu/news/51027-police-opj-cheval-troie-loppsi.htm?vc=1
Les voitures des chauffards bientôt confisquées :
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/05/26/01016-20090526ARTFIG00275-les-voitures-des-chauffards-bientot-confisquees-.php
Actualité
Panda Security : Faux moteurs de recherches pour vrais malwares
http://www.info-utiles.fr/modules/news/article.php?storyid=1902
Le 116.000 : un numéro unique pour les enfants disparus :
http://www.bebeportail.com/index.php?post/2009/05/25/Le-116-000-Un-numero-unique-pour-les-enfants-disparus
Assurance-vie en déshérence : nouvelle polémique
http://www.lesechos.fr/patrimoine/assurance/300351235-assurance-vie-en-desherence-nouvelle-polemique.htm
Le parquet, enjeu de la réforme pénale, par Mireille Delmas-Marty :
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/05/25/le-parquet-enjeu-de-la-reforme-penale-par-mireille-delmas-marty_1197696_3232.html
Harcèlement moral : Il n’est pas nécessaire de prouver les effets du harcèlement sur la santé pour en démontrer l’existence
http://www.wk-rh.fr/actualites/detail/12097/il-n-est-pas-necessaire-de-prouver-les-effets-du-harcelement-sur-la-sante-pour-en-demontrer-l-existence.html
Les Ressources humaines par les chiffres :
Tout ce qu’il faut savoir sur le passeport biométrique :
Quand la gendarmerie est un second métier :
Social
«Permettre à des salariés en arrêt-maladie de travailler» :
http://www.lefigaro.fr/emploi-formation/2009/05/25/09004-20090525ARTFIG00412-permettre-a-des-salaries-en-arret-maladie-de-travailler-.php
Même sujet :
http://www.lepoint.fr/actualites-economie/2009-05-25/arret-maladie-conge-parental-ou-maternite-lefebvre-veut-permettre-le-teletravail-aux-salaries/916/0/346481
Europe
Suisse
Les banques suisses dans le viseur des espions étrangers :
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/64cd9968-48a3-11de-bbb7-9d8eeb0af688/Les_banques_suisses_dans_le_viseur_des_espions_%C3%A9trangers
Le rôle du procureur général va changer. Polémique :
http://www.tdg.ch/geneve/actu/role-procureur-general-va-changer-polemique-2009-05-25
Grande-Bretagne
Un ordinateur contenant des informations sur la vie privée des fonctionnaires de la Royal Air Force a disparu :
Ouvrages
Comment se protéger de l’espionnage et la malveillance (François AUER)

A quoi sert l’intelligence économique en période de crise? Quel rôle pour l’Etat?

Mardi 26 mai 2009
Le Groupe Intelligence Economique de l’INHES vient de publier, une note intitulée « A quoi sert l’intelligence économique en période de crise? Quel rôle pour l’Etat? »
Télécharger la note au format PDF :
http://www.inhes.interieur.gouv.fr/fichiers/Note_GroupeIE_mai09.pdf

La police va pouvoir pirater les ordinateurs des voyous

Lundi 25 mai 2009
EXCLUSIF – La loi d’orientation de MAM va autoriser la pose de mouchards pour capter des données informatiques.
Les voyous bientôt piégés par leurs ordinateurs ? La loi d’orientation pour la sécurité, dite Lospi 2, présentée par Michèle Alliot-Marie en Conseil des ministres mercredi prochain, va donner à la police le droit de pirater, le plus légalement du monde, les données informatiques pour lutter contre le crime organisé.

L’article sur «la captation de données informatiques» autorise en effet les OPJ «commis sur commission rogatoire à mettre en place un dispositif technique ayant pour objet, sans le consentement des intéressés, d’accéder, en tous lieux, à des données informatiques, de les enregistrer, les conserver et les transmettre, telles qu’elles s’affichent sur un écran pour l’utilisateur». Le tout «sous le contrôle du juge d’instruction».

Concrètement, la police judiciaire pénétrera chez le suspect aidée d’un serrurier, de jour comme de nuit. Elle posera sur sa machine une clé de connexion, sorte de clé USB qui s’enfiche à l’arrière ou, mieux, à l’intérieur, sur l’un des ports disponibles. Et le mouchard renverra les données vers les ordinateurs des autorités. Rien n’empêchera désormais la police d’installer à distance des logiciels pirates, sortes de chevaux de Troie, qui la renseigneront en temps réel sur tout ce qui entre et sort d’un PC ou d’un Mac.

Ce superpouvoir, que s’arrogent les services secret, sera bien sûr accordé à la PJ uniquement dans les affaires les plus graves (terrorisme, pédophilie, meurtre, torture, trafic d’armes et de stupéfiants, enlèvement, séquestration, proxénétisme, extorsion, fausse monnaie, blanchiment et aide à l’entrée et séjour d’un étranger), dès lors que les faits sont commis en bande.

Car aussi surprenant que cela puisse paraître, la justice, qui peut placer des caméras et des micros partout, n’avait aucun droit d’accès aux ordinateurs, sanctuarisés par un vide juridique. Certes, elle pouvait exiger des informations auprès des fournisseurs d’accès à Internet. Mais le résultat était parfois aléatoire. Surtout, elle ne pouvait pas capter les conversations des trafiquants qui communiquent désormais via leur ordinateur grâce au protocole du logiciel Skype, entièrement crypté.

La Lopsi de MAM fixe les nouvelles règles du jeu. Le service enquêteur doit préciser l’infraction qui justifie le recours à cette technique et le lieu ou elle va intervenir. L’espionnage pourra durer quatre mois, renouvelables une fois. Le mouchard pourra être posé dans un lieu privé, un véhicule, un bureau. A l’exception des cabinets d’avocats, de notaires, d’huissiers, de médecins et des entreprises de presse. Même interdiction concernant le domicile des magistrats, avocats et parlementaires.

Le juge des libertés et de la détention veillera au respect des procédures de pose et de récupération du matériel. Car il faudra revenir le chercher aussi discrètement qu’il fut posé.

Parmi la trentaine d’articles de la Lopsi 2, que Le Figaro s’est procurée (le reste concernant des adaptions à l’Outre-mer), figure une autre petite révolution : la gendarmerie va pouvoir faire tourner ses ordinateurs pour débusquer des suspects par rapprochement de fichiers concernant «toute infraction punie d’au moins cinq ans d’emprisonnement». Ces «fichiers d’analyse sérielle» doivent faire grimper le taux d’élucidation. Il suffira qu’un individu se soit trouvé à chaque fois ou presque là où une infraction a été commise, piégé par son mobile, sa carte bleue, un témoignage recueilli en procédure. Et son compte sera bon. Les délinquants multicartes suractifs sont dans le collimateur.

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/05/24/01016-20090524ARTFIG00098-la-police-va-pouvoir-pirater-les-ordinateurs-des-voyous-.php

Le renseignement économique en marge de la loi

Mercredi 20 mai 2009

De plus en plus de professionnels de l’investigation pour les entreprises réclament un cadre législatif.

RENAUD LECADRE

Intelligence économique, vaste programme. En anglais economic intelligence («renseignement économique»), sa version française alimente la polémique depuis quinze ans. Elle recouvre des métiers (détectives, auditeurs, lobbyistes, stratèges en tout genre) n’ayant rien à voir entre eux. Pourtant la ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, veut légiférer. Un an que ça dure, qu’on spécule sur une réglementation toujours reportée faute de consensus. Des années aussi que s’accumulent les coups tordus, les mises en examen.

L’espionnite a gangrené la vie des affaires. Au départ, ce constat : la guerre économique n’est pas qu’une simple expression. Qui dit guerre, dit renseignement. Mais à la différence de l’espionnage classique, de type Est-Ouest, apanage des Etats, le renseignement économique soulève une problématique privé-public. Alain Juillet, le Monsieur Intelligence économique du gouvernement depuis cinq ans (de Chirac à Sarkozy), le constate au moment de rendre son tablier et retourner dans le privé : «60 % du travail du MI6 britannique concerne le renseignement économique ; pour la CIA américaine, c’est 50 % ; contre 5 % en France.»

«Far West». Tout se règle à la bonne franquette, sans cadre réglementaire. Ce sont les grosses boîtes du secteur de l’armement qui travaillent main dans la main avec les services spéciaux. Mais ça coince au niveau des PME, pour lesquelles l’Etat incarne «le fisc, la douane et la répression», selon un spécialiste. Ce sont surtout d’ex-policiers, gendarmes ou militaires, qui pantouflent dans le privé. Au départ pour assurer la sécurité des locaux, puis pour donner dans le renseignement, forts de relations avec leur ancienne maison.

«Comme dans tout nouveau secteur, ça a été le Far West, reconnaît Alain Juillet. Mais il y a aujourd’hui des gens sérieux dont l’image collective est dégradée à chaque fois qu’un marginal fait n’importe quoi. Ils sont demandeurs de plus de contrôle.» Hervé Séveno, ancien policier ayant créé sa boîte d’intelligence économique (I2F), est vent debout contre «certaines relations à l’évidence incestueuses et malsaines».

L’été dernier, Alain Bauer, conseiller en sécurité proche de Nicolas Sarkozy, avait intrigué avec son idée de «guichet». Les entreprises pourraient-elles accéder aux fichiers confidentiels ? Il précise son propos : «Il doit pouvoir exister un point de rencontre entre les entreprises et l’Etat. Où une boîte puisse dire : « J’ai un problème, un Russe veut entrer dans mon capital, mon concurrent déverse ses déchets dans une rivière… » Mais l’Etat refuse de jouer au supplétif des entreprises, il se contente de compter les points, de sanctionner quand il peut.»

Un service public du renseignement dont les usagers seraient les entreprises ? Hervé Séveno s’en méfie : «Il y a des choses que l’Etat peut, sait et a le droit faire. C’est régalien, mais à chacun son métier. L’interlocuteur naturel des entreprises, c’est Bercy, pas un policier ou un militaire.» Benoît de Saint Sernin, créateur de l’Ecole européenne d’intelligence économique, milite également pour une «démilitarisation» du secteur. Pour cet ancien de Disney, «le concurrent n’est pas Astérix mais un séjour de trois jours en Corse ou un week-end low-cost à Prague». Il inclut volontiers le lobbying dans l’intelligence économique et pointe notre culture d’ingénieur : «Ce n’est plus seulement le meilleur produit au meilleur prix. Il y a aussi des réseaux, l’influence.»

Dérives. MAM est loin de ces considérations. Encore une loi de circonstance ? Le code pénal est amplement suffisant pour condamner les dérives barbouzardes. Sa réforme, incluse dans le projet Lopsi II (loi d’orientation et de programmation pour la sécurité intérieure), vise à réglementer les officines «dont l’activité principale est la recherche d’informations non disponibles qui ont une incidence significative pour l’évolution des affaires». C’est quoi une «information non disponible» ? Une «incidence significative» ? On comprend que la réponse tarde à venir.

http://www.liberation.fr/societe/0101566940-le-renseignement-economique-en-marge-de-la-loi